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3 [1913]
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MOTHLS HT MAISONS DE LA RHNAISSAXCK

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et avoir été comme surajoutées à un dessin de façade classique conçu sans elles, bien des souvenirs du stylefranco-italien tel qu'il fleurit autour de François 1 er pendant la première moitié de son règne.

Larchitecture de la cour est beaucoup plus homogène et régulière et cette uniformité même accuse,semble-t-il, lintervention italienne. On ignore malheureusement le nom de lauteur du dessin général de cettearchitecture qui nest pas sans grandeur ni sans beauté. Les lettres 1. O. A., relevées par Castan sur un chapi-teau de la cour comme une signature possible, ne nous apprennent et nont pas de chance de nous apprendregrandchose malheureusement.

On remarquera ençore toutefois la silhouette dominante des grands combles terminés par des pignons àgradins et lon sapercevra dautre part que, dans cette apparente correction classique, le caractère trapu descolonnes doriques du portique inférieur, le caractère grêle des pilastres ioniques de létage sécartent asseznotablement des types antiques. Enfin, il faut noter, dans lensemble des façades, le peu de logique avec lequelse disposent les fenêtres par rapport aux arcades, et les pilastres du premier étage par rapport aux colonnesdu rez-de-chaussée.

A lintérieur, le parti général du plan une galerie close répète à létage, pour dégager les apparte-ments, la galerie ouverte du rez-de-chaussée dont elle nest séparée que par un plafond, non par une voûte,accuse les mêmes préoccupations que les architectures extérieures et leur décoration. On atteint cette galerienaturellement par un escalier monumental à rampes droites que larchitecte, nayant pu le caser tout entier dansson bâtiment, a fait saillir sur la façade postérieure en une sorte de pavillon, pour lui donner plus dampleur.En trois endroits divers subsistent encore des escaliers à vis; mais on sait que, cent ans plus tard, on enretrouvera encore dans les constructions dun François Mansart.

La décoration intérieure noffre plus guère dintérêt. Une grande cheminée dans la salle actuelle de lajustice de paix, voisine de lescalier, est dune belle sobriété avec son manteau soutenu par des volutes dunjoli profil. Ce nest pourtant pas celle de la plus grande salle qui se développait sur la façade. Sur la galerieintérieure, des encadrements circulaires avec des inscriptions telles que: OTHO CAESAR AUGUSTESindiquent la présence dune série de ces médaillons dempereurs romains si fréquemment utilisés à cette époque.

Bibliographie : Delacroix : Notice sur le palais Granvelle. Mémoires de la Société démulation du Doubs, T. II, 1842,p. 7-9. Castan : Monographie du palais Granvelle à Besancon: Paris, 1867. Congrès archéologique 1891, p. 71.

PL XIV et XV.Orléans. Maison dite de Diane de Poitiers, 22, rue Charles-Sanglier.

Cette maison, désignée aussi sous le nom dUôlel Cabu, passe pour avoir abrité Diane de Poitiersen i55i, le jour ou elle se brisa la jambe en tombant de cheval auprès de léglise de Saint-Pierre-Empont, lorsde son entrée à Orléans. Mais cette tradition incertaine najoute même pas quelle lui ait appartenu. On nestpas absolument fixé sur le nom de son constructeur; daprès des notes qui nous sont obligeamment commu-niquées par M. le D r Garsonnin qui y dirige aujourdhui le Musée historique dOrléans, il est possible que cesoit un certain Philippe Cabu, conseiller au baillage dOrléans en 1 5.37 et au s *ège présidial en 1 552, qui vivaitencore en i552. Les initiales P. C. qui se trouvent répétées en divers endroits

pourraient être les siennes, et les armes de la famille Cabu se voient, avec plu-sieurs autres du reste, au plafond sculpté dun cabinet du rez-de-chaussée.Quoi quil en soit de ces traditions, ou de ces hypothèses, cest bien auxpremières années du règne de Henri II, que nous croyons devoir attribuerla construction et non à lannée i5qo qui nous paraîtrait indiquer une datebeaucoup trop précoce pour le style que nous allons y relever.

Cétait une maison assez importante, placée à langle de deux rues, larue Neuve (aujourdhui rue Charles-Sanglier) et la rue des Albanais. La façadeprincipale était tournée sur la rue Neuve, la rue des Albanais nétant quune-ruelle latérale. Mais on établit sur la cour ou les jardins une façade très luxueu-sement décorée qui, limmeuble ayant été dégagé de ce coté, nous apparaît aujour-dhui comme la véritable entrée de lhôtel (cest celle que reproduit notre plan-che XIV). En réalité, on entrait par la petite porte de la rue Neuve que donnenotre planche XV. Suivait un long couloir qui conduisait à lescalier contenudans une tourelle postérieure conformément à lhabitude traditionnelle, couloir

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Fig. y. Orléans : Maison deDiane de PoitiersPlan du rez-de-chaussée

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