MOTHLS HT MAISONS DE LA RHNAISSAXCK
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et avoir été comme surajoutées à un dessin de façade classique conçu sans elles, bien des souvenirs du stylefranco-italien tel qu'il fleurit autour de François 1 er pendant la première moitié de son règne.
L’architecture de la cour est beaucoup plus homogène et régulière et cette uniformité même accuse,semble-t-il, l’intervention italienne. On ignore malheureusement le nom de l’auteur du dessin général de cettearchitecture qui n’est pas sans grandeur ni sans beauté. Les lettres 1. O. A., relevées par Castan sur un chapi-teau de la cour comme une signature possible, ne nous apprennent et n’ont pas de chance de nous apprendregrand’chose malheureusement.
On remarquera ençore toutefois la silhouette dominante des grands combles terminés par des pignons àgradins et l’on s’apercevra d’autre part que, dans cette apparente correction classique, le caractère trapu descolonnes doriques du portique inférieur, le caractère grêle des pilastres ioniques de l’étage s’écartent asseznotablement des types antiques. Enfin, il faut noter, dans l’ensemble des façades, le peu de logique avec lequelse disposent les fenêtres par rapport aux arcades, et les pilastres du premier étage par rapport aux colonnesdu rez-de-chaussée.
A l’intérieur, le parti général du plan où une galerie close répète à l’étage, pour dégager les apparte-ments, la galerie ouverte du rez-de-chaussée dont elle n’est séparée que par un plafond, non par une voûte,accuse les mêmes préoccupations que les architectures extérieures et leur décoration. On atteint cette galerienaturellement par un escalier monumental à rampes droites que l’architecte, n’ayant pu le caser tout entier dansson bâtiment, a fait saillir sur la façade postérieure en une sorte de pavillon, pour lui donner plus d’ampleur.En trois endroits divers subsistent encore des escaliers à vis; mais on sait que, cent ans plus tard, on enretrouvera encore dans les constructions d’un François Mansart.
La décoration intérieure n’offre plus guère d’intérêt. Une grande cheminée dans la salle actuelle de lajustice de paix, voisine de l’escalier, est d’une belle sobriété avec son manteau soutenu par des volutes d’unjoli profil. Ce n’est pourtant pas celle de la plus grande salle qui se développait sur la façade. Sur la galerieintérieure, des encadrements circulaires avec des inscriptions telles que: OTHO CAESAR AUGUSTESindiquent la présence d’une série de ces médaillons d’empereurs romains si fréquemment utilisés à cette époque.
Bibliographie : Delacroix : Notice sur le palais Granvelle. Mémoires de la Société d’émulation du Doubs, T. II, 1842,p. 7-9. — Castan : Monographie du palais Granvelle à Besancon: Paris, 1867. — Congrès archéologique 1891, p. 71.
PL XIV et XV. —Orléans. — Maison dite de Diane de Poitiers, 22, rue Charles-Sanglier.
Cette maison, désignée aussi sous le nom d’Uôlel Cabu, passe pour avoir abrité Diane de Poitiersen i55i, le jour ou elle se brisa la jambe en tombant de cheval auprès de l’église de Saint-Pierre-Empont, lorsde son entrée à Orléans. Mais cette tradition incertaine n’ajoute même pas qu’elle lui ait appartenu. On n’estpas absolument fixé sur le nom de son constructeur; d’après des notes qui nous sont obligeamment commu-niquées par M. le D r Garsonnin qui y dirige aujourd’hui le Musée historique d’Orléans, il est possible que cesoit un certain Philippe Cabu, conseiller au baillage d’Orléans en 1 5.37 et au s *ège présidial en 1 552, qui vivaitencore en i552. Les initiales P. C. qui se trouvent répétées en divers endroits
pourraient être les siennes, et les armes de la famille Cabu se voient, avec plu-sieurs autres du reste, au plafond sculpté d’un cabinet du rez-de-chaussée.Quoi qu’il en soit de ces traditions, ou de ces hypothèses, c’est bien auxpremières années du règne de Henri II, que nous croyons devoir attribuerla construction et non à l’année i5qo qui nous paraîtrait indiquer une datebeaucoup trop précoce pour le style que nous allons y relever.
C’était une maison assez importante, placée à l’angle de deux rues, larue Neuve (aujourd’hui rue Charles-Sanglier) et la rue des Albanais. La façadeprincipale était tournée sur la rue Neuve, la rue des Albanais n’étant qu’une-ruelle latérale. Mais on établit sur la cour ou les jardins une façade très luxueu-sement décorée qui, l’immeuble ayant été dégagé de ce coté, nous apparaît aujour-d’hui comme la véritable entrée de l’hôtel (c’est celle que reproduit notre plan-che XIV). En réalité, on entrait par la petite porte de la rue Neuve que donnenotre planche XV. Suivait un long couloir qui conduisait à l’escalier contenudans une tourelle postérieure conformément à l’habitude traditionnelle, couloir
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Fig. y. — Orléans : Maison deDiane de PoitiersPlan du rez-de-chaussée
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