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3 [1913]
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HOTELS ET MAISONS DE LA RENAISSANCE

Fig. 3. Caen : Constructions de lhotel de Mondrainvii.le

Des lucarnes à coquille avecbaies en plein cintre et pilastres latérauxreliés par des contreforts annoncent déjàquelque peu le type de la grande lucarnedEscoville. Mais le morceau le plus pré-cieux est la petite loge qui fait saillie surle milieu de la façade, portée par unencorbellement dune très jolie exécution,et couronnée dun dôme en pierre et dunlanternon lon peut chercher lesquisseégalement de certains motifs dEscoville.

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On voit de jolis médaillons sur deux des troisfaces de la tourelle et lon veut assez commu-nément y reconnaître les portraits du construc-teur et de sa femme; mais lintention réalistene nous parait pas évidente. La face médianeporte un cartouche avec linscription : Ne vitamsilenlio praeiereant.

Beaucoup plus important et significatifdes goûts avancés et lon peut dire vraimentclassiques que Duval partageait avec les pluséclairés de ses contemporains est le pavillon(plan D, pl. Vil) quil se fit construire en i5q9,au moment sa fortune saffirmait de plus enplus, il venait dètre anobli par le nouveau roiHenri II et il adopta comme devise cet ana-gramme de son nom qui semble une espèce dedéfi aux rivaux et ennemis quil pouvait avoirEn salut d'envie". Il lit inscrire aussi sur ses

Fig. 3. Caen : Escalier du casinode i.hotel de Mon drain vii.i.e

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Fig. 4 Caen : Façade du casino de l'hotel de Mondrainvili.eDaprès un relevé de M. Malençonappartenant aux Archives des Monuments Historiques

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constructions nouvelles des sentences qui expriment avecorgueil sa joie du labeur accompli et sa confiance danslavenir : De sudore quies et de moerore volupias. Quidoptes aul quid fugias ?

Cest en effet une sorte de monument triomphaldans lallure même de la construction que ce pavillon deplaisance quil éleva dans ses jardins à quelque distancede son logis et qui malheureusement aujourdhui est toutengagé et masqué dans une série de bâtiments médiocreset utilitaires ; aucune considération pratique ne le dirige,cest une salle de fêtes, un véritable casino à litalienne : uneseule grande pièce à létage, avec, sur le côté, un petitescalier à vis inscrit dans une tourelle accolée au logisprincipal, mais de forme carrée et flanquée de pilastres ré-guliers, couronnée dune coupole ajourée qui dépasse enfantaisie antique celle même de lhôtel dEscoville (fîg. 5).La façade surtout est typique avec ses trois baies en pleincintre rappelant larc de triomphe romain, décorée decolonnes plus pures et mieux proportionnées quaucunede celles que nous navons encore rencontrées, dont leschapiteaux se conforment au modèle corinthien le plusparfait. Les baies du premier étage répètent en petit ces