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HOTELS ET MAISONS DE LA RENAISSANCE
Fig. 3. — Caen : Constructions de l’hotel de Mondrainvii.le
Des lucarnes à coquille avecbaies en plein cintre et pilastres latérauxreliés par des contreforts annoncent déjàquelque peu le type de la grande lucarned’Escoville. Mais le morceau le plus pré-cieux est la petite loge qui fait saillie surle milieu de la façade, portée par unencorbellement d’une très jolie exécution,et couronnée d’un dôme en pierre et d’unlanternon où l’on peut chercher l’esquisseégalement de certains motifs d’Escoville.
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On voit de jolis médaillons sur deux des troisfaces de la tourelle et l’on veut assez commu-nément y reconnaître les portraits du construc-teur et de sa femme; mais l’intention réalistene nous parait pas évidente. La face médianeporte un cartouche avec l’inscription : Ne vitamsilenlio praeiereant.
Beaucoup plus important et significatifdes goûts avancés et l’on peut dire vraimentclassiques que Duval partageait avec les pluséclairés de ses contemporains est le pavillon(plan D, pl. Vil) qu’il se fit construire en i5q9,au moment où sa fortune s’affirmait de plus enplus, où il venait d’ètre anobli par le nouveau roiHenri II et où il adopta comme devise cet ana-gramme de son nom qui semble une espèce dedéfi aux rivaux et ennemis qu’il pouvait avoir“En salut d'envie". Il lit inscrire aussi sur ses
Fig. 3. — Caen : Escalier du casinode i.’hotel de Mon drain vii.i.e
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Fig. 4 —■ Caen : Façade du casino de l'hotel de Mondrainvili.eD’après un relevé de M. Malençonappartenant aux Archives des Monuments Historiques
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constructions nouvelles des sentences qui expriment avecorgueil sa joie du labeur accompli et sa confiance dansl’avenir : De sudore quies et de moerore volupias. — Quidoptes aul quid fugias ?
C’est en effet une sorte de monument triomphaldans l’allure même de la construction que ce pavillon deplaisance qu’il éleva dans ses jardins à quelque distancede son logis et qui malheureusement aujourd’hui est toutengagé et masqué dans une série de bâtiments médiocreset utilitaires ; aucune considération pratique ne le dirige,c’est une salle de fêtes, un véritable casino à l’italienne : uneseule grande pièce à l’étage, avec, sur le côté, un petitescalier à vis inscrit dans une tourelle accolée au logisprincipal, mais de forme carrée et flanquée de pilastres ré-guliers, couronnée d’une coupole ajourée qui dépasse enfantaisie antique celle même de l’hôtel d’Escoville (fîg. 5).La façade surtout est typique avec ses trois baies en pleincintre rappelant l’arc de triomphe romain, décorée decolonnes plus pures et mieux proportionnées qu’aucunede celles que nous n’avons encore rencontrées, dont leschapiteaux se conforment au modèle corinthien le plusparfait. Les baies du premier étage répètent en petit ces