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INTRODUCTION DU TOME III

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Fig. viii. Dijon : Hôtel Joi.ly de Blaisy

du dehors; on se préoccupe davantage de laspectque de la logique et des besoins réels de l'habi-tant, et cest bien cette fois un caractèrequi vient à notre architecture des idées fon-cières de la Renaissance italienne, de même quecette poursuite qui saccuse aussi, nous lavonsnoté tout à lheure à propos des grandes construc-tions, de régularité et dampleur dans les effetsdensemble. Des constructions particulières commelhôtel dAssezat à Toulouse vont viser à reproduireles ordonnances monumentales des palais clas-siques; de grandes maisons, à Lyon, par exemple,vont se parer de séries uniformes de bossages etleurs grandes lignes monotones rappelleront detrès près cette fois lallure des œuvres de larchi-tecture ultramontaine.

Assez souvent aussi, de même que dansles grandes entreprises monumentales de l'épo-que, les ambitions dépasseront les ressources ; lemalheur des temps sen mêlera et les grandsprojets resteront irréalisés jusquau jour despossibilités nouvelles interviendront et permettront de les achever, mais dans un esprit altéréet alourdi.

loutetois, ces constructions ambitieuses, massives, hors de proportion avec ce que com-mandent les habitudes de la vie courante et les traditions françaises ne sont encore que descas assez exceptionnels qui se multiplieront et saggraveront seulement au xvii* siècle. Lamoyenne des constructions civiles de cette dernière moitié du xvi c siècle, malgré les caractèresnouveaux de leur décoration et parfois de leur plan, gardent bien encore dans leur proportiongénérale, dans limpression qui. sen dégage, ce caractère dintimité, de luxe confortable etdiscret qui est celui de lhôtel à la française opposé an faste orgueilleux, aux ambitions incom-modes du palais à litalienne.

Cest par que se manifeste, malgré les pénétrations étrangères que nous noussommes efforcés de ne pas dissimuler, que nous avons rappelées au contraire avec soin, maisqui affectent surtout directement les grandes entreprises royales ou autres, cette parenté que

nous avions annoncée dès le début de cet ouvrage,entre les œuvres de la dernière période ditegothique et celles auxquelles on a lhabituded'accoler lépithète de Renaissance.

bn matière darchitecture civile ou, pourpréciser comme nous lavons fait ici, urbaine , laRenaissance reste un phénomène relativementsuperficiel. Les transformations dans les mœursqui avaient entraîné dans la construction deshôtels et maisons de si profonds changements,qui avaient constitué le type de la maisonmoderne pour notre climat et notre pays, sontantérieures à lentrée en scène des décorateurs

Fig. ix. Montferrand : Dessus de porte 077 .

5, Petite rue Saint-Pierre italiens et des théoriciens classiques. C'est pour