374 LA RELIGION ET L’ENTHOUSIASME.
“ prendre, et le véritable observateur estec celui qui sait découvrir l’analogie de“ cette nature avec l’homme, et celle de“ l’homme avec le ciel.” *
Schubert a composé un livre sur la naturequ’on ne sauroit se lasser de lire, tant il estrempli d’idées qui excitent à la méditation ;il présente le tableau de faits nouveaux, dontl’enchaînement est concu sous de nouveauxrapports. Deux idées principales restent deson ouvrage j les Indiens croient à la métemp-sycose descendante, c’est-à-dire à celle quicondamne l'ame de l’homme à passer dans lesanimaux et dans les plantes, pour le punird’avoir mal usé de la vie. L’on peut difficile-ment se figurer un système d’une plus pro-fonde tristesse, et les ouvrages des Indiensen portent la douloureuse empreinte. On ci'oitvoir partout, dans les animaux et les plantes,la pensée captive et le sentiment renfermé,s’efforcer en vain de se dégager des formesgrossières et muettes qui les enchaînent. Lesystème de Schubert est plus consolant, il sereprésente la nature comme une métempsycoseascendante, dans laquelle, depuis la pierrejusqu’à l’existence humaine, il y a une pro-motion continuelle qui fait avancer le principe