DE LA CONTEMPLATION DE LA NATURE. 375
vital de degrés en degrés, jusqu’au perfec-ionr entent le plus complet.
Schubert croit aussi qu’il a existé desépoques où l’homme avoit un sentiment si vifet si délicat des phénomènes existants, qu’ildevinoit par ses propres impressions les secretsles plus cachés de la nature. Ces facultésprimitives se sont émoussées, et c’est souventl’irritabilité maladive des nerfs qui, en affoi-blissant la puissance du raisonnement, rendà l’homme l’instinct qu’il devoit jadis à. laplénitude même de ses forces. Les travauxdes philosophes, des savants et des poètes enAllemagne, ont pour but de diminuer l’aridepuissance du raisonnement sans obscurcir enrien les lumières. C’est ainsi que l’imagina-tion du monde ancien peut renaître comme3e phénix des cendres de toutes les erreurs.
La plupart des physiciens ont voulu expli-quer, ainsi que je l’ai déjà dit, la naturecomme un bon gouvernement dans lequeltout est conduit d’après de sages principesadministratifs, mais c’est en vain qu’on veuttransporter ce système prosaïque dans la créa-tion. Le terrible ni même le beau ne sau-roient être expliqués par cette théorie circon-scrite, et la nature est tour à tour trop cruelle
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