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3 (1813)
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LA RELIGION ET L'ENTHOUSIASME.

ne doit, ni appeler sur lui la souffrance, nisirriter contre elle quand elle arrive.

Quel mal pourroit-il donc résulter de cettecroyance qui réunit le calme du stoïcismeavec la sensibilité des chrétiens ?Elle em-pêche daimer, dira-t-on.Ah ! ce nest paslexaltation religieuse qui refroidit lame : unseul intérêt de vanité a plus anéanti daffec-tions quaucun genre dopinions austères :les déserts même de la Thébaïde naffoiblissentpas la puissance du sentiment, et rien nem-pêche daimer que la misère du cœur.

Lon attribue faussement un inconvénienttrès grave à la mysticité. Malgré la sé-vérité de ses principes, on prétend quellerend trop indulgent sur les œuvres, à forcede ramener la religion aux impressions inté-rieures de lame, et quelle porte les hommesà se résigner à leurs propres défauts, commeaux évènements inévitables. Rien ne seroitassurément plus contraire à lesprit de lévan-gile que cette manière dinterprêter la sou-mission à la volonté de Dieu. Si lon ad-mettoit que le sentiment religieux dispenseen rien des actions, il en résulterait, non-seulement une foule dhypocrites qui préten-draient quil ne faut pas les juger par cesvulgaires preuves de religion, quon appelle