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DE LA MYSTICITÉ.
les œuvres, et que leurs communications se-crètes avec la Divinité sont d’un ordre biensupérieur à l'accomplissement des devoirs ;mais il y aui’oit aussi des hypocrites aveceux-mêmes, et l’on tueroit de cette manièrela puissance des remords. En effet, qui n’apas avec un peu d’imagination des momentsd’attendrisement religieux ? Qui n’a pasquelquefois prié avec ardeur ? Et si celasuffisoit pour être dispensé de la stricte obser-vance des devoirs, la plupart des poètes pour-voient se croire plus religieux que saint Vin-cent de Paul.
Mais c’est à tort que les mystiques ont étéaccusés de cette manière de voir ; leurs ou-vrages et leur vie attestent qu’ils sont aussiréguliers dans leur conduite morale que leshommes soumis aux pratiques du culte le plussévère : ce qu’on appelle de l’indulgence eneux, c’est la pénétration qui fait analyser lanature de l’homme, au lieu de s’en tenir àlui commander l’obéissance. Les mystiquess’occupant toujours du fond du cœur, ontl’air de pardonner ses égarements parcequ’ilsen étudient les causes.
On a souvent accusé les mystiques, et mêmepresque tous les chrétiens, d’être portés à
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