DU CULTE DES FRERES MORAVES. 293
de l’attrait pour les couvents, quoiqu’ils aientd’ailleurs des inconvénients très graves.
Les établissements Moraves sont les couventsdes Protestants, et c’est l’enthousiasme religi-eux du nord de l’Allemagne qui leur a donnénaissance il y a cent années. Mais quoiquecette association soit aussi sévère qu’un cou-vent catholique, elle est plus libérale dans lesprincipes : on n’y fait point de vœu, tout yest volontaire ; les hommes et les femmes nesont pas séparés, et le mariage n’y est pointinterdit. Néanmoins la société entière estecclésiastique, c’est à dire, que tout s’y faitpar la religion et pour elle ; c’est l’autorité del’église qui régit cette communauté de fidèles,mais cette église est sans prêtres, et le sacer-doce y est exercé tour à tour par les personnesles plus religieuses et les plus vénérables.
Les hommes et les femmes avant d’êtremariés, vivent séparément les uns des autresdans des réunions où règne l’égalité la plusparfaite. La journée entière est remplie pardes travaux, les mêmes pour tous les rangs ;l’idée de la Providence, constamment présente,dirige tous les actions de la vie des Moraves.
Quand un jeune homme veut prendre unecompagne, il s’adresse à la doyenne des filles ou
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