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3 (1813)
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294 LA RELIGION ET LENTI-IOUSIASME.

des veuves, et lui demande celle quil voudroifcépouser. Lon tire au sort à léglise poursavoir sil doit ou non sunir à la femme quilpréfère ; et si le sort est contre lui, il renonceà sa demande. Les Moraves ont tellementlhabitude de se résigner, quils ne résistentpoint à cette décision ; et comme ils ne voientles femmes quà léglise, il leur en coûtemoins pour renoncer à leur choix. Cettemanière de prononcer sur le mariage, et surbeaucoup dautres circonstances de la vie,indique lesprit général du culte des Moraves.Au lieu de sen tenir à la soumission à la vo-lonté du ciel, ils se figurent quils peuvent laconnoître ou par des inspirations, ou, ce quiest plus étrange encore, en interrogeant lehasard. Le devoir et les évènements mani-festent à lhomme les voies de Dieu sur laterre ; comment peut-il se flatter de les pé-nétrer par dautres moyens ?

Lon observe dailleurs en général, chezles Moraves, les mœurs évangéliques tellesquelles dévoient exister du temps des apôtres,dans les communautés chrétiennes. Ni lesdogmes extraordinaires, ni les pratiques scru-puleuses ne font le lien de cette association :lEvangile y est interprété de la manière la