DU PROTESTANTISME.
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régions incompréhensibles, sans prétendre niles nier, ni les soumettre au langage, c’estse servir de l’esprit d’examen selon sa mesureet selon son but.
L’interprétation savante ne satisfait pasplus que l’autorité dogmatique. L’imagina-tion et la sensibilité des Allemands ne pou-voient se contenter de cette sorte de religionprosaïque qui accordoit un respect de raisonau christianisme. Ilerder, le premier, fit re-naître la foi par la poésie : profondémentinstruit dans les langues orientales, il avoitpour la bible un genre d’admiration sembla-ble à celui qu’un Homère sanctifié pourvoitinspirer. La tendance naturelle des esprits,en Allemagne, est de considérer la poésiecomme une sorte de don prophétique, précur-seur des dons divins ; ainsi ce n’étoit pointune profanation de réunir à la croyance reli-gieuse renthousiasme qu’elle inspire.
Hercler n’étoit pas scrupuleusement ortho-doxe ; cependant il rejettoit, ainsi que ses par-tisans, les commentaires érudits qui a voientpour but de simplifier la bible, et qui l’ané-antissoient en la simplifiant. Une sorte dethéologie poétique, vague mais animée, libre