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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
que l’imagination et le cœur l’éprouvent, estpositif et créateur.
L’enthousiasme que le beau idéal nous faitéprouver, cette émotion pleine de trouble etde pureté tout ensemble, c’est le sentimentde l’infini qui l’excite. Nous nous sentonscomme dégagés par l’admiration, des entravesde la destinée humaine, et il nous semblequ’on nous révèle des secrets merveilleux,pour affranchir Famé à jamais de la langueuret du déclin. Quand nous contemplons leciel étoilé, où des étincelles de lumière sontdes univers comme le nôtre, où la poussièrebrillante de la voie lactée trace avec desmondes une route dans le firmament, notrepensée se perd dans l’infini, notre cœur batpour l’inconnu, pour l’immense, et nous sen-tons que ce n’est qti’au-delà des expériencesterrestres que notre véritable vie doit com-mencer. Enfin, les émotions religieuses, plusque toutes les autres encore, réveillent ennous le sentiment de l’infini ; mais en leréveillant elles le satisfont ; et c’est pour celasans doute qu’un homme d’un grand espritdisoit: “ que la créature pensante n’étoit
“ heureuse que quand l’idée de l’infini étoit