J A C O B I.
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fléchi aux conséquences de cette morale pourle commun des hommes. Car, que répondi'eà ceux qui prétendroient, en s’écartant dudevoir, qu’ils obéissent aux mouvements deleur conscience ? Sans doute on pourra dé-couvrir qu’ils sont hypocrites en parlant ainsi ;mais on leur a fourni l’argument qui peutservir à les justifier, quoi qu’ils fassent ; etc’est beaucoup pour les hommes d’avoir desphrases à dire en faveur de leur conduite : ilss’en servent d’abord pour tromper les autres,et finissent par se tromper eux-mêmes.
Dira-t-on que cette doctrine indépendantene peut convenir qu’aux caractères vraimentvertueux ? Il ne doit point y avoir de privi-lèges même pour la vertu ; car du momentqu’elle en désire, il est probable qu’elle n’enmérite plus. Un égalité sublime règne dansl’empire du devoir, et il se passé quelquechose au fond du cœur humain qui donne àchaque homme, quand il le veut sincèrement,les moyens d’accomplir tout ce que l’enthou-siasme inspire, sans sortir des bornes de laloi chrétienne qui est aussi l’œuvre d’un saintenthousiasme.
La doctrine de Kant peut être en effetconsidérée comme trop sèche, parcequ’il n’y