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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
it à ces fautes selon la lettre, l’homme exercét( le droit souverain que la majesté de son<£ être lui confère ; il appose le sceau de sadignité, le sceau de sa divine nature sur lafe g race qu’il accorde.
“ Si vous voulez établir un système uni-“ versel et rigoureusement scientifique, il(C faut que vous soumettiez la conscience à ce* e système qui a pétrifié la vie : cette con-“ science doit devenir sourde, muette et“ insensible ; il faut arracher jusqu’aux“ moindres restes de sa racine, c’est-à-dire“ du cœur de l’homme. Oui, aussi vrai que“ vos formules métaphysiques vous tiennent* e lieu d’Apollon et des Muses, ce n’est qu’en“ faisant taire votre cœur que vous pourrez<e vous conformer implicitement aux lois sans“ exception, et que vous adopterez l’obéis-“ sance roide et servile qu’elles demandent :“ alors la conscience ne servira qu’à vous“ enseigner, comme un professeur dans la“ chaire, ce qui est vrai au dehors de vous ;<c et ce fanal intérieur ne sera bientôt plus44 qu’une main de bois qui, sur les grands“ chemins, indique la route aux voyageurs.”Jacobi est si bien guidé par ses propressentiments, qu’il n’a peut-être pas assez ré-»