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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

it à ces fautes selon la lettre, lhomme exercét( le droit souverain que la majesté de son<£ être lui confère ; il appose le sceau de sadignité, le sceau de sa divine nature sur lafe g race quil accorde.

Si vous voulez établir un système uni- versel et rigoureusement scientifique, il(C faut que vous soumettiez la conscience à ce* e système qui a pétrifié la vie : cette con- science doit devenir sourde, muette et insensible ; il faut arracher jusquaux moindres restes de sa racine, cest-à-dire du cœur de lhomme. Oui, aussi vrai que vos formules métaphysiques vous tiennent* e lieu dApollon et des Muses, ce nest quen faisant taire votre cœur que vous pourrez<e vous conformer implicitement aux lois sans exception, et que vous adopterez lobéis- sance roide et servile quelles demandent : alors la conscience ne servira quà vous enseigner, comme un professeur dans la chaire, ce qui est vrai au dehors de vous ;<c et ce fanal intérieur ne sera bientôt plus44 quune main de bois qui, sur les grands chemins, indique la route aux voyageurs.Jacobi est si bien guidé par ses propressentiments, quil na peut-être pas assez-»