LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
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mettent ni modification ni indulgence dansl’application de quelques préceptes, a jetéJacobi dans l’excès contraire.
Quand les moralistes Français sont sévères,ils le sont à un degré qui tue le caractère in-dividuel dans l’homme ; il est dans l’espritde la nation d’aimer en tout l’autorité. Lesphilosophes allemands, et Jacobi principale-ment, respectent ce qui constitue l’existenceparticulière de chaque être, et jugent lesactions à leur source, c’est-à-dire d’après l’im-pulsion bonne ou mauvaise qui les a causées.Il y a mille moyens d’être un très mauvaishomme sans blesser aucune loi reçue, commeon peut faire une détestable tragédie en obser-vant toutes les règles et toutes les convenancesthéâtrales. Quand l'ame n’a pas d’élan na-turel, elle voudrait savoir ce qu’on doit direet ce qu’on doit faire dans chaque circons-tance, afin d’être quitte envers elle-même et, envers les autres, en se soumettant à ce quiest ordonné. La loi, cependant, ne peutapprendre en morale, comme en. poésie, quece qu’il ne faut pas faire ; mais en touteschoses, ce qui est bon et sublime ne nous estrévélé que par la divinité de notre cœur.
L’utilité publique, telle que je l ? ai déve-