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3 (1813)
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218
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

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mettent ni modification ni indulgence danslapplication de quelques préceptes, a jetéJacobi dans lexcès contraire.

Quand les moralistes Français sont sévères,ils le sont à un degré qui tue le caractère in-dividuel dans lhomme ; il est dans lespritde la nation daimer en tout lautorité. Lesphilosophes allemands, et Jacobi principale-ment, respectent ce qui constitue lexistenceparticulière de chaque être, et jugent lesactions à leur source, cest-à-dire daprès lim-pulsion bonne ou mauvaise qui les a causées.Il y a mille moyens dêtre un très mauvaishomme sans blesser aucune loi reçue, commeon peut faire une détestable tragédie en obser-vant toutes les règles et toutes les convenancesthéâtrales. Quand l'ame na pas délan na-turel, elle voudrait savoir ce quon doit direet ce quon doit faire dans chaque circons-tance, afin dêtre quitte envers elle-même et, envers les autres, en se soumettant à ce quiest ordonné. La loi, cependant, ne peutapprendre en morale, comme en. poésie, quece quil ne faut pas faire ; mais en touteschoses, ce qui est bon et sublime ne nous estrévélé que par la divinité de notre cœur.

Lutilité publique, telle que je l ? ai déve-