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3 (1813)
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J A C O B I.

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morale, comment se feroit-elle obéir ? Com-ment unir ensemble, si ce nest par le senti-ment, la raison et la volonté, lorsque cettevolonté doit faire plier nos passions ? Unpenseur allemand a dit quil ny avoit d'autrephilosophie que la religion chrétienne, et cenest certainement pas pour exclure la philo-sophie quil sest exprimé ainsi, cest parce-quil étoit convaincu que les idées les plushautes et les plus profondes conduisoient àdécouvrir laccord singulier de cette religionavec la nature de lhomme. Entre ces deuxclasses de moralistes, celle qui, comme Kant etdautres plus abstraits encore, veut rapportertoutes les actions de la morale à des préceptesimmuables, et celle qui, comme Jacobi, pro-clame quil faut tout abandonner à la décisiondu sentiment; le christianisme semble indiquerle point merveilleux la loi positive nexclutpas linspiration du cœur, ni cette inspirationla loi positive.

Jacobi, qui a tant de raisons de se confierdans la pureté de sa conscience, a eu tort deposer en principe quon doit sen remettreentièrement à ce que le mouvement delame peut nous conseiller ; la sécheressede quelques écrivains intolérants, qui nad-