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3 (1813)
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DE LA MORALE, ETC.

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tique, montre avec la plus grande force, quenulle exception ne peut être admise dans lecode du devoir. En effet, quand on sappuiedes circonstances pour justifier une actionimmorale, sur quel principe pourroit-on sefonder pour sarrêter à telle ou telle borne ?les passions naturelles les plus impétueusesne sei'oient-elles pas encore plus aisément jus-tifiées que les calculs de la raison, si lon ad-mettoit lintérêt public ou particulier commeune excuse de linjustice?

Quand, à lépoque la plus sanglante de larévolution, on a voulu autoriser tous les cri-mes, on a nommé le gouvernement comitécle salut public; cétoit mettre en lumièrecette maxime reçue, que le salut du peupleest la suprême loi.La suprême loi, cest lajustice.Quand il seroit prouvé quon ser-viroit les intérêts terrestres dun peuple parune bassesse ou par une injustice, on seroitégalement vil ou criminel en la commettant;car lintégrité des principes de la morale im-porte plus que les intérêts des peuples. Lin-dividu et la société sont responsables, avanttout, de lhéritage céleste qui doit être trans-mis aux générations successives de la race

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humaine. Il faut que la fierté, la générosité,