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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

Kients quon ne saurait réfuter complètement;car, en fait de chances, une sur mille peutsuffire pour exciter limagination à tout fairepour lobtenir ; et, certes, il y a plus duncontre mille à parier en faveur des succès duvice.Mais, diront beaucoup dhonnêtes par-tisans de la morale fondée sur lintérêt,, cettemorale nexclut pas linfluence de la religionsur les âmes.Quelle foible et triste part luiiaisse-t-on ! Lorsque tous les systèmes ad-mis en philosophie comme en morale sont con-traires à la religion, que la métaphysiqueanéantit la croyance à linvisible, et la moraleîe sacrifice de soi, la religion reste dans lesidées, comme îe roi restent dans la constitu-tion que lassemblée constituante avoit décré-tée. Cétoit une république, plus, un roi ;je dis de même que tous ces systèmes de méta-physique matérialiste et de moralité égoistesont de lathéisme, plus, un Dieu. Il estdonc aisé de prévoir ce qui sera sacrifié danslédifice des pensées, quand lon ny donnequune place superflue à lidée centrale dumonde et de nous-mêmes.

La conduite dun homme nest vraimentmorale que quand il ne compte jamais pourrien les suites heureuses ou malheureuses de