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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
liumain un mot plein de sagacité : Il avancetoujours , mais en ligne spirale. Cette compa-raison est d’autant plus juste, qu’à beaucoupd’époques il semble reculer, et revient ensuitesur ses pas, en ayant gagné quelques degrés,de plus. Il y a des moments où le scepti-cisme est nécessaire au progrès des sciences ;il en est d’autres où, selon Hemsterlmis, Ves-prit merveilleux doit Vemporter sur l’espritgéométrique. Quand l’homme est dévoré, ouplutôt réduit en poussière par l’incrédulité,cet esprit merveilleux est le seul qui rendeà l’ame une puissance d’admiration sans la-quelle on ne peut comprendre la nature.
La théorie des sciences en Allemagne adonné aux esprits un élan semblable à celuique la métaphysique avoit imprimé dans l’étudede l’ame.' La vie tient dans les phénomènesphysiques le même rang que la volonté dansl’ordre moral. Si les rapports de ces deuxsystèmes les font bannir tous deux par decertaines gens, il y en a qui verroient dans cesrapports la double garantie de la même vérité.Ce qui est certain au moins, c’est que l’inté-rêt des sciences est singulièrement augmentépar cette manière de les rattacher toutes àquelques idées principales. Les poëtes pour-