INFLUENCE DE LA NOUVELLE PHILOSOPHIE. 163
roieut trouver dans les sciences une foule depensées à leur usage, si elles communiquoiententre elles par la philosophie de l’univers, etsi cette philosophie de l’univers, au lieu d’êtreabstraite, étoit animée par l’inépuisable sourcedu sentiment. L’univers ressemble plus à unpoëme qu’à une machine ; et s’il falloit choi-sir, pour le concevoir, de l’imagination ou del’esprit mathématique, l’imagination appro-cherait davantage de la vérité. Mais encoreune fois il ne faut pas choisir, puisque c’est latotalité de notre être moral qui doit être em-ployée dans une si importante méditation.
Le nouveau système de physique générale,qui sert de guide en Allemagne à la physiqueexpérimentale, ne peut être jugé que par sesrésultats. Il faut voir s’il conduira l’esprithumain à des découvertes nouvelles et con-statées. Mais ce qu’on ne peut nier, ce sontles rapports qu’il établit entre les différentesbranches d’études. On se fuit les uns lesautres d’ordinaire, quand on a des occupa-tions différentes, parcequ’on s’ennuie réci-proquement, L’érudit n’a rien à dire aupoète, le poète au physicien, et même, entreles savants, ceux qui s’occupent de sciencesdiverses ne s’intéressent guère à leurs tra™
m 2