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3 (1813)
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160
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ICO

LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

étendue, qui embrasseroit lunivers dans sonensemble, et ne mépriseroit pas le côté noe -turne de la nature , en attendant quon puissey répandre de la clarté ?

Cest de la poésie, répondra-t-on, quetoute cette manière de considérer le mondephysique ; mais on ne parvient à le connoîtredune manière certaine que par lexpérience,et tout ce qui nest pas susceptible de preuvespeut être un amusement de lesprit, mais neconduit jamais à des progrès solides.Sansdoute les Français ont raison de recommanderaux Allemands le respect pour lexpérience ;mais ils ont tort de tourner en ridicule lespressentiments de la réflexion, qui serontpeut-être un jour confirmés par la connois-sanee des faits. La plupart des grandes dé-couvertes ont commencé par paroître ab-surdes, et lhomme de génie ne fera jamaisrien sil a peur des plaisanteries ; elles sontsans force quand on les dédaigne, et prennenttoujours plus dascendant quand on les re-doute. On voit dans les contes de fées desfantômes qui sopposent aux entreprises deschevaliers et les tourmentent jusquà ce queces chevaliers aient passé outre. Alors toules sortilèges sévanouissent, et la campagne