INFLUENCE DE LA NOUVELLE PHILOSOPHIE. 155
jusqu’à la vie humaine, il doit y avoir de cer-taines facultés en nous qui tiennent de l’ameet du corps tout à la fois, et de ce nombresont la mémoire et le calcul, les plus phy-siques de nos facultés intellectuelles, et lesplus intellectuelles de nos facultés physiques.Mais l’erreur commenceroit au moment oùl’on voudroit attribuer à la structure du cer-veau une influence sur les qualités morales,car la volonté est tout-à-fait indépendante desfacultés physiques : c’est dans l’action pure-ment intellectuelle de cette volonté que con-siste la conscience, et la conscience est et doitêtre affranchie de l’organisation corporelle.Tout ce qui tendroit à nous ôter la responsabi-lité de nos actions seroit faux et mauvais.
Un jeune médecin d’un grand talent, Ko-reff, attire déjà l’attention de ceux qui l’ontentendu, par des considérations toutes nou-velles sur le principe de la vie, sur l’action dela mort, sur les causes de la folie; tout cemouvement dans les esprits annonce une révo-lution quelconque même dans la manière deconsidérer les sciences. Il est impossible d’enprévoir encore les résultats ; mais ce qu’onpeut affirmer avec vérité, c’est que si les Alle-mands se laissent guider par l’imagination, ils