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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
térialiste ; j’ose ne pas être de cet avis. Ceuxqui font de l’ame même un être passif, bannis- *sent à plus forte raison des sciences positivesl’inexplicable ascendant de la volonté de l’hom-me ; et cependant il est plusieurs circonstancesdans lesquelles cette volonté agit sur l’inten-sité de la vie, et la vie sur la matière. Leprincipe de l’existence est comme un inter-médiaire entre le corps et l’ame dont la puis-sance ne sauroit être calculée, mais ne peutêtre niée sans méconnoître ce qui constituela nature animée et sans réduire ses loispurement au mécanisme.
Le docteur Gall, de quelque manière queson système soit jugé, est respecté de tousles savants pour les études et les découvertesqu’il a faites dans la science de l’anatomie ;et si l’on considère les organes de la penséecomme differents d’elle-même, c’est-à-direcomme les moyens qu’elle employé, on peutce me semble admettre que la mémoire et lecalcul, l’aptitude à telle ou telle science, letalent pour tel ou tel art, enfin tout ce quisert d’instrument à l’intelligence, dépend enquelque sorte de la structure du cerveau. S’ilexiste une échelle graduée depuis la pierre