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3 (1813)
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156
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LA PHILOSOPHIE ET LA MOIIALE.

ne sépargnent aucun travail, aucune recher-che, aucune étude, et réunissent au plus hautdegré deux qualités qui semblent sexclure, lapatience et lenthousiasme.

Quelques savants Allemands poussant en-core plus loin lidéalisme physique, combat-tent laxiome quil ny a pas daction à dis-tance, et veulent au contraire rétablir partoutle mouvement spontané dans la nature. Ilsrejettent lhypothèse des fluides, dont les effetstiendraient à quelques égards des forces méca-niques qui se pressent et se refoulent sansquaucune organisation indépendante les di-rige.

Ceux qui considèrent la nature comme uneintelligence ne donnent pas à ce mot le mêmesens quon a coutume dy attacher; car lapensée de lhomme consiste dans la faculté dese replier sur soi-même, et lintelligence de lanature marche en avant, comme linstinct desanimaux. La pensée se possède elle-mêmepuisquelle se juge; lintelligence sans réflex-ion est une puissance toujours attirée au de-hors. Quand la nature cristallise selon lesformes les plus régulières, il ne sensuit pasquelle sache les mathématiques, ou du moinselle ne sait pas quelle les sait, et la conscience