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LA PHILOSOPHIE ET LA MOIIALE.
ne s’épargnent aucun travail, aucune recher-che, aucune étude, et réunissent au plus hautdegré deux qualités qui semblent s’exclure, lapatience et l’enthousiasme.
Quelques savants Allemands poussant en-core plus loin l’idéalisme physique, combat-tent l’axiome qu’il n’y a pas d’action à dis-tance, et veulent au contraire rétablir partoutle mouvement spontané dans la nature. Ilsrejettent l’hypothèse des fluides, dont les effetstiendraient à quelques égards des forces méca-niques qui se pressent et se refoulent sansqu’aucune organisation indépendante les di-rige.
Ceux qui considèrent la nature comme uneintelligence ne donnent pas à ce mot le mêmesens qu’on a coutume d’y attacher; car lapensée de l’homme consiste dans la faculté dese replier sur soi-même, et l’intelligence de lanature marche en avant, comme l’instinct desanimaux. La pensée se possède elle-mêmepuisqu’elle se juge; l’intelligence sans réflex-ion est une puissance toujours attirée au de-hors. Quand la nature cristallise selon lesformes les plus régulières, il ne s’ensuit pasqu’elle sache les mathématiques, ou du moinselle ne sait pas qu’elle les sait, et la conscience