DES PHILOSOPHES ALLEMANDS.
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à croire, d’après plusieurs indices, que des lu-mières surnaturelles ont éclairé jadis les peu-ples de ces contrées et qu’il en est resté destraces ineffaçables. La philosophie desIndiens ne peut être bien comprise que par lesidéalistes allemands ; les rapports d’opinionles aident à la concevoir.
Frédéric Schlegel, non content de savoirpresque toutes les langues de l’Europe, a con-sacré des travaux inouïs à la connoissance dece pays, berceau du monde. L’ouvrage qu’ilvient de publier sur la langue et la philosophiedes Indiens contient des vues profondes et desconnoissances positives qui doivent fixer l’at-tention des hommes éclairés de l’Europe, Ilcroit, et plusieurs philosophes, au nombredesquels il faut compter Bailly, ont soutenu lamême opinion, qu’un peuple primitif a occupéquelques parties de la terre, et particulière-ment l’Asie, dans une époque antérieure à tousles documents de l’histoire. Frédéric Schlegeltrouve des traces de ce peuple dans la cultureintellectuelle des nations et dans la formationdes langues. Il remarque une ressemblanceextraordinaire entre les idées principales etmême les mots qui les expriment chez plusieurspeuples du monde, alors même que, d’après
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