DES PHILOSOPHES ALLEMANDS.
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coup de partisans parmi les philosophes. Lapensée tend toujours à se généraliser de plusen plus, et l’on prend quelquefois pour uneidée nouvelle ce travail de l’esprit qui s’en vatoujours ôtant ses bornes. On croit parvenirà comprendre l’univers comme l’espace, enrenversant toujours les barrières, en reculantles difficultés sans les résoudre, et l’on n’ap-proche pas davantage ainsi de l’infini. Lesentiment seul nous le révèle sans nous l’ex-pliquer.
Ce qui est vraiment admirable dans la phi-losophie allemande, c’est l’examen qu’ellenous fait faire de nous-mêmes ; elle remontejusqu’à l’origine de la volonté, jusqu’à cettesource inconnue du fleuve de notre vie ; etc’est là que, pénétrant dans les secrets lesplus intimes de la douleur et de la foi, ellenous éclaire et nous affermit. Mais tous lessystèmes qui aspirent à l’explication de l’uni-vers ne peuvent guère être analysés clairementpar aucune parole : les mots ne sont pas pro-pres à ce genre d’idées, et il en résulte que,pour les y faire servir, on répand sur touteschoses l’obscurité qui précéda la création,mais non la lumière qui l’a suivie. Les ex-pressions scientifiques prodiguées sur un sujet