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3 (1813)
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DES PHILOSOPHES ALLEMANDS.

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lieu de l'apothéose de la nature, lécole deSchelling suppose cpie lindividu périt en nous,mais que les qualités intimes que nous possé-dons rentrent dans le grand tout de la créa-tion éternelle. Cette immortalité- ressembleterriblement à la mort ; car la mort physiqueelle-même nest autre chose que la nature uni-verselle qui se ressaisit des dons quelle avoitfaits à lindividu.

Schelling tire de son système des conclusionstrès nobles sur la nécessité de cultiver dansnotre ame les qualités immortelles, celles quisont en relation avec lunivers, et de mépriseren nous-mêmes tout ce qui ne tient quà noscirconstances. Mais les affections du cœur etla conscience elle-même ne sont-elles pas atta-chées aux rapports de cette vie ? Nous éprou-vons dans la plupart des situations deux mou-vements tout-à-fait distincts, celui qui nousunit à lordre général, et celui qui nous ra-mène à nos intérêts particuliers ; le sentimentdu devoir, et la personnalité. Le plus noblede ces deux mouvements cest iuniversel.Mais cest précisément parceque nous avons*un instinct, conservateur de lexistence, quilest beau de le sacrifier ; cest parceque noussommes des êtres concentrés en nous-mêmes

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