114
LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
réfléchi dans les unes et dans les autres, etcontient ainsi tout le mystère de lu vie.
Ce qui intéresse surtout dans ces systèmes,ce sont leurs développements. La base pre-mière de la prétendue explication du mondeest également vraie comme également faussedans la plupart des théories ; car toutes sontcomprises dans l’immense pensée qu’elles veu-lent embrasser : mais dans l’application auxchoses de ce monde, ces théories sont trèsspirituelles, et répandent souvent de grandeslumières sur plusieurs objets en particulier.
Schelling s’approche beaucoup, on ne sau-roit le nier, des philosophes appelés panthé-istes, c’est-à-dire de ceux qui accordent à lanature les attributs de la Divinité. Mais cequi le distingue, c’est l’étonnante sagacitéavec laquelle il a su rallier à sa doctrine lessciences et les arts ; il instruit, il donne à pen-ser dans chacune de ses observations, et laprofondeur de son esprit étonne surtout quandil ne prétend pas l’appliquer au secret de l’uni-vers ; car aucun homme ne peut atteindre àun genre de supériorité qui ne sauroit existerentre des êtres de la même espèce, à quelquedistance qu’ils soient l’un de l’autre.
Pour conserver des idées religieuses au mi-