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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

réfléchi dans les unes et dans les autres, etcontient ainsi tout le mystère de lu vie.

Ce qui intéresse surtout dans ces systèmes,ce sont leurs développements. La base pre-mière de la prétendue explication du mondeest également vraie comme également faussedans la plupart des théories ; car toutes sontcomprises dans limmense pensée quelles veu-lent embrasser : mais dans lapplication auxchoses de ce monde, ces théories sont trèsspirituelles, et répandent souvent de grandeslumières sur plusieurs objets en particulier.

Schelling sapproche beaucoup, on ne sau-roit le nier, des philosophes appelés panthé-istes, cest-à-dire de ceux qui accordent à lanature les attributs de la Divinité. Mais cequi le distingue, cest létonnante sagacitéavec laquelle il a su rallier à sa doctrine lessciences et les arts ; il instruit, il donne à pen-ser dans chacune de ses observations, et laprofondeur de son esprit étonne surtout quandil ne prétend pas lappliquer au secret de luni-vers ; car aucun homme ne peut atteindre àun genre de supériorité qui ne sauroit existerentre des êtres de la même espèce, à quelquedistance quils soient lun de lautre.

Pour conserver des idées religieuses au mi-