DES PHILOSOPHES ALLEMANDS.
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de Spinosa; mais au lieu de faire descendreFamé jusqu’à la matière, comme cela s’estpratiqué de nos jours, Schelling tâche d’éle-ver la matière jusqu’à l’ame ; et quoique sathéorie dépende en entier de la nature phy-sique, elle est cependant très idéaliste dans lefond, et plus encore dans la forme.
L’idéal et le réel tiennent, dans son lan-gage, la place de l’intelligence et de la ma-tière, de l’imagination et de l’expérience ; etc’est dans la réunion de ces deux puissancesen une harmonie complète que consiste, selonlui, le principe unique et absolu de l’universorganisé. Cette harmonie, dont les deuxpôles et le centre sont l’image, et qui est ren-fermée dans le nombre trois, de tout temps simystérieux, fournit à Schelling les applica-tions les plus ingénieuses. Il croit la retrou-ver dans les beaux-arts comme dans la nature,et ses ouvrages sur les sciences physiques sontestimés même des savants qui ne considèrentque les faits et leurs résultats. Enfin, dansl’examen de l’ame, il cherche à démontrercomment les sensations et les conceptions in-tellectuelles se confondent dans le sentimentqui réunit ce qu’il y a d’involontaire et de
TOM. III, I