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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE,

il a raison daffirmer que celui- seroit lemeilleur, niais est-il ? Schelling prétendque rien nest plus absurde que cette expres-sion communément reçue : la philosophie dePlaton, la philosophie dAristote. Diroit-on ?la géométrie dEuler, la géométrie de LaGrange ? Il ny a quune philosophie, selonlopinion de Schelling, ou il ny en a point.Certes, si lon nentendoit par philosophie quele mot de lénigme de lunivers, on pourroitdire avec vérité quil ny a point de philoso-phie.

Le système de Kant parut insuffisant àSchelling comme à Fichte, parcequil recon-noît deux natures, deux sources de nos idées,les objets extérieurs et les facultés de lame.Mais pour arriver à cette unité tant désirée,pour se débarrasser de cette double vie phy-sique et morale, qui déplaît tant aux partisansdes idées absolues, Schelling rapporte tout àla nature, tandis que Fichte fait tout ressortirde lame. Fichte ne voit dans la nature quelopposé de Famé : elle nest à ses yeux quunelimite ou quune chaîne, dont il faut travaillersans cesse à se dégager. Le système de Schel-ling repose et charme davantage limagination,néanmoins il rentre nécessairement dans celui