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3 (1813)
Entstehung
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111
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DES PHILOSOPHES ALLEMANDS.

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sïons un peu substantielles : lexistence estdéjà un mot trop prononcé pour lui. Lêtre,le principe, lessence sont à peine des parolesassez éthérées pour indiquer les subtiles nuan-ces de ses opinions. On diroit quil craint lecontact des choses réelles, et quil tend tou-jours à y échapper. A force de le lire ou desentretenir avec lui, lon perd la consciencede ce monde, et lon a besoin, comme lesombres que nous peint Homère, de rappeleren soi les souvenirs de la vie.

Le matérialisme absorbe lame en la dégra-dant, lidéalisme de Ficlite, à force de lexal-ter, la sépare de la nature. Dans lun etlautre extrême, le sentiment, qui est la véri-table beauté de lexistence, na point le rangquil mérite.

Sclielling a bien plus de connoissance de lanature et des beaux-arts que Ficlite, et sonimagination, pleine de vie, ne sauroit se con-tenter des idées abstraites ; mais, de mêmeque Ficlite, il a pour but de réduire lexistenceà un seul principe. Il traite avec un profonddédain tous les philosophes qui en admettentdeux ; et il ne veut accorder le nom de phi-losophie quau système dans lequel tout sen-chaîne, et qui explique tout. Certainement