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LA PIIILOSOniIE ET LA MORALE.
l’autre, un exercice de la pensée, tellementfort et subtil en même temps, que celui qui abien compris ce système, dût-il ne pas l’adop-ter, auroit acquis une puissance d’attentionet une sagacité d’analyse qu’il pourroit ensuiteappliquer en se jouant à tout autre genred’étude.
De quelque manière qu’on juge l’utilité dela métaphysique, on ne peut nier qu’elle nesoit la gymnastique de l’esprit. On imposeaux enfants divers genres de lutte dans leurspremières années, quoiqu’ils ne soient pointappelés à se battre de cette manière un jour.On peut dire avec vérité que l’étude de la mé-taphysique idéaliste est presque un moyen sûrde développer les facultés morales de ceux quis’y livrent. La pensée réside, comme tout cequi est précieux, au fond de nous-mêmes ;car, à la superficie, il n’y a rien que de lasottise ou de l’insipidité. Mais quand onoblige de bonne heure les hommes a creuserdans leur réflexion, à tout voir dans leur ame,ils y puisent une force et une sincérité dejugement qui ne se perdent jamais.
Fichtc est dans les idées abstraites une têtemathématique comme Euler ou La Grange.Il méprise singulièrement toutes les exprès-