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3 (1813)
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83
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sont racontés, si quelques accents de généro-sité se font entendre, aussitôt des transportsunanimes vous apprendront que vous aveztouché à cet instinct de Taine, aussi vif, aussipuissant dans notre être, que linstinct con-servateur de lexistence.

En rapportant au sentiment, qui nadmetpoint le doute, la connoissance des véritéstranscendantes, en cherchant à prouver quele raisonnement nest valable que dans lasphère des sensations, Kant est bien loin deconsidérer cette puissance du sentiment commeune illusion ; il lui assigne au contraire le pre-mier rang dans la nature humaine ; il fait dela conscience le principe inné de notre exist-ence morale, et le sentiment du iuste et delinjuste est, selon lui, la loi primitive ducœur, comme lespace et le temps celle delintelligence.

Lhomme, à laide du raisonnement, na-t-il pas nié le libre arbitre ? Et cependant ilen est si convaincu, quil se surprend a éprou-ver de lestime ou du mépris pour les animauxeux-mêmes, tant il croit au choix spontanédu bien et du mal dans tous les êtres !

Cest le sentiment qui nous donne la certi-tude de notre liberté, et cette liberté est le

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