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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

lhomme, reconnoissent le principe qui lanime,et cependant nul ne sait ce que cest que la vie,et, si lon sc mettoit à raisonner, on pourroittrès-bien, comme lont fait quelques philoso-*plies Grecs, prouver aux hommes quils nevivent pas. Il en est de même de Dieu, de laconscience, du libre arbitre. Il faut y croire,pareequon les sent : tout argument sera tou-?jours dun ordre inférieur à ce fait.

Danatomie ne peut sexercer sur un corpsvivant sans le détruire; lanalyse, en sessay-ant sur des vérités indivisibles, les dénaturepar cela même quelle porte atteinte à leurunité. Il faut partager notre ame en deux,pour quune moitié de nous-mêmes observelautre. De quelque manière que ce partageait lieu, il ôte à notre être lidentité sublimesans laquelle nous navons pas la force néces-saire pour croire ce que la conscience seulepeut affirmer.

Réunissez un grand nombre dhommes authéâtre et dans la place publique, et dites-leurquelque vérité de raisonnement, quelque idéegénérale que ce puisse être, à linstant vousverrez se manifester presque autant dopinionsdiverses quil y aura dindividus rassemblés.Mais, si quelques traits de grandeur dame