LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
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ayoit parité entre les raisonnements pour etcontre dans les grandes questions de la méta-physique transcendante. Il me semble aucontraire qu’il y a de la candeur dans cetaveu. Un si petit nombre d’esprits sont enétat de comprendre de tels raisonnements, etceux qui eu sont capables ont une telle ten-dance à se combattre les uns les autres, quec’est rendre un grand service à la foi religieuseque de bannir la métaphysique de toutes lesquestions qui tiennent à l’existence de Dieu,au libre arbitre, à l’origine du bien et du mal.
Quelques personnes respectables ont ditqu’il ne faut négliger aucune arme, et que lesarguments métaphysiques aussi doivent êtreemployés pour persauder ceux sur qui ils ontde l’empire; mais ces arguments conduisentà la discussion, et la discussion au doute surquelque sujet que ce soit.
Les belles époques de l’espèce humaine danstous les temps ont été celles où des véritésd’un certain ordre n’étoient jamais contestéesni par des écrits ni par des discours. Lespassions pouvoient entraîner à des actes cou-pables, mais nul ne révoquoit en doute lareligion même à laquelle il n’obéissoit pas.Les sophismes de tout genre, abus d’une cer-