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3 (1813)
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KANT.

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qu*au-delà de ses limites la métaphysique elle-même ne peut rien nous apprendre, et quecest au sentiment que lon doit attribuer laprescience et la conviction de tout ce qui sortdu monde visible.

Lorquon veut se servir du raisonnementseul pour établir les vérités religieuses, cestun instrument pliable en tout sens, qui peutégalement les défendre et les attaquer, parce-quon ne sauroit à cet égard trouver aucunpoint dappui dans lexpérience. Kant placesur deux lignes parallèles les arguments pouret contre la liberté de lhomme, limmortalitéde lame, la durée passagère ou éternelle dumonde ; et cest au sentiment quil en appellepour faire pencher la balance, car les preuvesmétaphysiques lui paraissent en égale force depart et dautre.* Peut-être a-t-il eu tort depousser jusque- le scepticisme du raisonne-ment ; mais cest pour anéantir plus sûrementce scepticisme, en écartant de certaines ques-tions les discussions abstraites qui lont faitnaître.

Il serait injuste de soupçonner la piété sin-cère de Kant, parcequil a soutenu quil y

* Ces arguments opposés sur les grandes questions mé-taphysiques sont appelés antimonies dans le livre de Kant,