LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
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périence. Les mathématiques seules lui pa-roissent dépendre immédiatement de la notionde Fespace et du temps, c’est-à-dire des loisde notre entendement, antérieures à l’expé-rience. II cherche à prouver que les mathé-matiques ne sont point une simple analyse,mais une science synthétique, positive, créa-trice, et certaine par elle-même, sans qu’onait besoin de recourir à l’expérience pour s’as-surer de sa vérité. On peut étudier dans lelivre de Kant les arguments sur lesquels ilappuie cette manière de voir; mais au moinsest-il vrai qu’il n’y a point d’homme plusopposé à ce qu’on appelle la philosophie desrêveurs, et qu’il auroit plutôt du penchantpour une façon de penser sèche et didactique,quoique sa doctrine ait pour objet de releverl’espèce humaine dégradée par la philosophiematérialiste.
Loin de rejeter l’expérience, Kant considèrel’œuvre de la vie comme n’étant autre choseque Faction de nos facultés innées sur lesconnoissances qui nous viennent du dehors.Il croit que l’expérience ne seroit qu’un chaossans les lois de l’entendement, mais que leslois de l’entendement n’ont pour objet que leséléments donnés par l’expérience. Il s’cn suit