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3 (1813)
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78
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

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périence. Les mathématiques seules lui pa-roissent dépendre immédiatement de la notionde Fespace et du temps, cest-à-dire des loisde notre entendement, antérieures à lexpé-rience. II cherche à prouver que les mathé-matiques ne sont point une simple analyse,mais une science synthétique, positive, créa-trice, et certaine par elle-même, sans quonait besoin de recourir à lexpérience pour sas-surer de sa vérité. On peut étudier dans lelivre de Kant les arguments sur lesquels ilappuie cette manière de voir; mais au moinsest-il vrai quil ny a point dhomme plusopposé à ce quon appelle la philosophie desrêveurs, et quil auroit plutôt du penchantpour une façon de penser sèche et didactique,quoique sa doctrine ait pour objet de releverlespèce humaine dégradée par la philosophiematérialiste.

Loin de rejeter lexpérience, Kant considèrelœuvre de la vie comme nétant autre choseque Faction de nos facultés innées sur lesconnoissances qui nous viennent du dehors.Il croit que lexpérience ne seroit quun chaossans les lois de lentendement, mais que leslois de lentendement nont pour objet que leséléments donnés par lexpérience. Il scn suit