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3 (1813)
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LA P T II r OSOPHIE ET LA MORALE.

les formes la doctrine qui détruit le librearbitre et la conscience.

v On ne'sauroit nier, dira-t-on peut-être, quecette doctrine ne soit avilissante ; mais néan-moins, si elle est vraie, faut-il la repousser etsaveugler à dessein ? Certes, ils auraient faitune déplorable découverte ceux qui auraientdétrôné notre ame, condamné lesprit à sim-moler lui-même, en employant ses facultésà démontrer que les lois communes à tout cequi est physique lui conviennent ; mais, grâceà Dieu, et cette expression est ici bien placée,grâce à Dieu, dis-je, ce système est tout-à-faitfaux dans son principe, et le parti quen onttiré ceux qui soutenoient la cause de limmora-lité, est une preuve de plus des erreurs quilrenferme.

Si la plupart des hommes corrompus sesont appuyés sur la philosophie matérialiste,lorsquils ont voulu savilir méthodiquement etmettre leurs actions en théorie, cest quilseroyoient, en soumettant lame aux sensations,se délivrer ainsi de la responsabilité de leurconduite. Un être vertueux, convaincu dece système, en serait profondément affligé, caril craindrait sans cesse que linfluence toute-