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LA P T II r OSOPHIE ET LA MORALE.
les formes la doctrine qui détruit le librearbitre et la conscience.
v On ne'sauroit nier, dira-t-on peut-être, quecette doctrine ne soit avilissante ; mais néan-moins, si elle est vraie, faut-il la repousser ets’aveugler à dessein ? Certes, ils auraient faitune déplorable découverte ceux qui auraientdétrôné notre ame, condamné l’esprit à s’im-moler lui-même, en employant ses facultésà démontrer que les lois communes à tout cequi est physique lui conviennent ; mais, grâceà Dieu, et cette expression est ici bien placée,grâce à Dieu, dis-je, ce système est tout-à-faitfaux dans son principe, et le parti qu’en onttiré ceux qui soutenoient la cause de l’immora-lité, est une preuve de plus des erreurs qu’ilrenferme.
Si la plupart des hommes corrompus sesont appuyés sur la philosophie matérialiste,lorsqu’ils ont voulu s’avilir méthodiquement etmettre leurs actions en théorie, c’est qu’ilseroyoient, en soumettant l’ame aux sensations,se délivrer ainsi de la responsabilité de leurconduite. Un être vertueux, convaincu dece système, en serait profondément affligé, caril craindrait sans cesse que l’influence toute-