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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

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Aux opinions dHelvétius succédèrent cellesdu Système de la Nature, qui tendoient à la-néantissement de la divinité dans lunivers, etdu libre arbitre dans lhomme. Locke, Con-dillac, Helvétius, et le malheureux auteur duSystème de la Nature, ont marché progressive-ment dans la môme route ; les premiers pasétoient innocents: ni Locke, ni Condillac nontconnu les dangers des principes de leur philo-sophie ; mais bientôt ce graiu noir, qui se re-marquoit à peine sur lhorizon intellectuel,sest étendu jusquau point de replongerlunivers et lhomme dans les ténèbres.

I^s objets extérieurs étoient, disoit on, lemobile de toutes nos impressions ; rien nesemblait donc plus doux que de se livrer aumonde physique et de sinviter comme conviveà la fête de la nature; mais par degrés lasource intérieure sest tarie, et jusquà lima-gination quil faut pour le luxe et pour lesplaisirs, va se flétrissant à tel point, quonnaura bientôt plus même assez dame pourgoûter un bonheur quelconque, quelque ma-tériel quil soit.

Limmortalité de laine et le sentiment dudevoir sont des suppositions tout-à-fait gra-tuites dans le système qui fonde toutes nos