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3 (1813)
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DE LA PHILOSOPHIE FRANÇOISE.

une conscience indépendante de lexpérience,ni un esprit créateur, dans toute la forcede ce terme, on pourroit assez se contenterde cette définition mécanique de lame hu-maine. Il est naturel dêtre séduit par lasolution facile du plus grand des problèmes ;mais cette apparente simplicité nexiste quedans la méthode; lobjet au quel on prétend lap-pliquer nen reste pas moins dune immensitéinconnue, et lénigme de nous-mêmes dévorecomme le Sphinx les milliers de systèmes quiprétendent à la gloire den avoir deviné le mot.

Louvrage de Oondillac ne devroit être con-sidéré que comme un livre de plus sur unsujet inépuisable, si linfluence de ce livrenavoit pas été funeste. Helvétius, qui tirede la philosophie des sensations toutes lesconséquences directes quelle peut permettre,affirme que si lhomme avôit les mains faitescomme le pied dun cheval, il nauroit quelintelligence dun cheval. Certes, sil enétoit ainsi, il seroit bien injuste de nous at-tribuer le tort ou le mérite de nos actions ;car la différence qui peut exister entre lesdiverses organisations des individus autori-serait et rnotiveroit bien celle qui se trouveentre leurs caractères.

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