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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

de la première moitié du siècle ; mais sa mi<*sérable et vaniteuse irréligion a flétri la se-conde. Enfin, en métaphysique, Condillacet Helvétius, quoiquils fussent contempo-rains, portent aussi lun et lautre lem-preinte de ces deux époques si différentes ;car, bien que le système entier de la philo-sophie des sensations soit mauvais dans sonprincipe, cependant les conséquences quHel-vétius en a tirées ne doivent pas être impu-tées à Condillac, il étoit bien loin dy donnerson assentiment.

Condillac a rendu la métaphysique expéri-mentale plus claire et plus frappante quellene lest dans Locke ; il la mise véritablementà la portée de tout le monde : il dit avecLocke que lame ne peut .avoir aucune idéequi ne lui vienne par les sensations; il at-tribue à nos besoins lorigine des connoissamces et du langage; aux mots, celle de laréflexion : et nous faisant ainsi recevoir ledéveloppement entier de notre être moralpar les objets extérieurs, il explique la naturehumaine, comme une science positive, dunemanière nette, rapide, et, sous quelques rap-ports, incontestable; car si lon ne sentoiten soi ni des croyances natives du cœur, ni