DE LA PHILOSOPHIE ANGLOISE.
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tière subtile mise en mouvement par d’autreséléments plus ou moins grossiers, auprès des-quels même elle a le désavantage d’être pas-»sive : si nos impressions et nos souvenirs nesont que les vibrations prolongées d’un instru-ment dont le hasard a joué, il n’y a que desfibres dans notre cerveau, que des forces phy-siques dans le monde, et tout peut s’expliquerd’après les lois qui les régissent. I! reste bienencore quelques petites difficultés sur l’originedes choses et le but de notre existence, maison a bien simplifié la question, et la raisonconseille de supprimer en nous-mêmes tousles désirs et toutes les espérances que le génie,l’amour et la religion font concevoir ; carl’homme ne seroit alors qu’une mécanique deplus dans le grand mécanisme de l’univers :ses facultés ne seroient que des rouages, samorale un calcul, et son culte le succès.
Locke, croyant du fond de son ame à l’ex-istence de Dieu, établit sa conviction, sanss’en apercevoir, sur des raisonnements quisortent tous de la sphère de l’expérience : ilaffirme qu’il y a un principe éternel, une causeprimitive de toutes les autres causes ; il entreainsi dans la sphère de l’infini, et l’infini estpar-delà toute expérience : mais Locke avoit