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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

veroit résolue : toutes les sensations feroientnaître toutes les idées qui conduiraient à laplus complète dépravation.

Les preuves de la spiritualité de Faîne nepeuvent se trouver dans lempire des sens, lemonde visible est abandonné à cet empire ;mais le monde invisible ne saurait y être sou-mis ; et si lon nadmet pas des idées sponta-nées, si la pensée et le sentiment dépendenten entier des sensations, comment laine, dansune telle servitude, serait-elle immatérielle ?Et si, comme personne ne le nie, la plupartdes faits transmis par les sens sont sujets àlerreur, quest-ce quun être moral qui nagitque lorsquil est excité par des objets exté-rieurs, et par des objets même dont les appa-rences sont souvent fausses ?

Un philosophe français a dit, en se servantde lexpression la plus rebutante, qiie la peu-*sée n était autre chose rpi un produit matérieldu cerveau. Cette déplorable définition est lerésultat le plus naturel de la métaphysiquequi attribue à nos sensations lorigine detoutes nos idées. On a raison, si cest ainsi,de se moquer de ce qui est intellectuel, et detrouver incompréhensible tout ce qui nestpas palpable,. Si notre ame nest quune ma-