des Finances de la France. 549
cette jufte proportion, dit-on, en ren-dant le poids des tributs plus fupportable,ne fert qu’à faciliter au Gouvernement lemoyen de les augmenter; au lieu que lafurcharge de certaines portions, en entre-tenant les plaintes & les réclamations, de-vient une fauve-garde générale. On ne dé-veloppe pas cette objection d’une maniéréauffi diftinéte; mais il eft certain, que teleit le réfultat d’une idée confufe , & quiagit en fecret fur les opinions de plufieursperfonnes. Cependant, j’aimerois autant en-tendre dire , que dans un fpeétacle public.,'les hommes les plus robuftes devroient met-tre devant eux les enfants & les eftropiésafin d’infpirer de la compafïïon, & fe pré-ferver d’être preffés. D’ailleurs, on oublieque la partie la plus importante des befoinsextraordinaires, ceux de la guerre, font leplus fouvent déterminés , avant qu’on aitporté fes regards fur les moyens dont ilfaudra faire ufage ; & comme tout cèdealors à la néceffité, les impôts inégalementrepartis, ne font pas plus à l’abri que les