fuccès a répondu aux efpérances que lesÉtats en avoient conçu.
Cette ifle ne payoit point de taille ; &les États s’étoient abonnés à 12Q mille livrespour l’impôt du vingtième ; cette fommeparoiflfoit modique, & cependant la levéeen etoit très-difficile : on fut donc conduit àpenfer, que dans un pays où l’on éprouvoitune grande rareté de numéraire, & où lacirculation intérieure devoit être long-temsencore imparfaite, un tribut en nature defruits, réunirait beaucoup de convenances :cependant, comme le Roi ne cherchoit pointdans cet arrangement une augmentationde revenu; mais uniquement le plus grandbien de fes fujets de Corfe, Sa Majeité dé-clara , que fi la nouvelle contribution s’éle-Voit au-deffus de l’abonnement du ving-tième , l’excédent feroit lailfé à la difpofitiondes Etats, pour en faire tel emploi d’utilitéou de bienfaifance publique, qu’ils .juge-raient le plus convenable.
La contribution en nature de fruits, a