' des Finances de ia France. $ 11
été réglée à un vingtième des récoltes, enexemptant les bois de haute - futaie, lesarbres fruitiers &lesjardins potagers. Cettenouvelle forme a très-bien réufli : l’impôta été recouvré facilement, les États ont parutrès-fatisfaits, & le produit s’eft élevé àenviron aoo mille livres. Il n’y a plus detrace , en France, d’une pareille natured’impôts, excepté dans quelques parties dela Provence, où les communautés, profitantde la liberté qui leur eft laifïee, adoptentfouvent cette forme de contribution : l’ondoit donc voir avec plaifir, qu’il en exifteun modèle régulier dans une des domina-tions du Roi. C’eft la grandeur des befoitisde l’Etat & la conftitution du Gouverne-ment, qui oppofent des obitacles au défirqu’on pourroit avoir, de généralifer une pa-reille méthode ; & telle forme de tribut,qui fous l’infpeftion tutelaire d’une adminif-tration provinciale, s’adapte fans inconvé-nient à des objets circonfcrits, ne feroit pasapplicable de même à l’univerfalité d’un
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