qui doivent les aider à fe détruire.
Il eft encore des caufes de dépopula-tion , dont les effets feraient fans douted’yne toute autre importance : on peutimaginer une telle propenfion au célibat june telle dépravation de mœurs , un telaffoilffiffemeut dans la nature humaine,qu’au milieu même d’une terre féconde,les nailf.inces ceffaffent d’être proportion-nées à l’étendue de la mortalité ; mais oneft loin encore de cette funefte fituation.Les célibataires des villes,, dût-on les con-hdérer comme entièrement étrangers auxraces futures, compofent jufques à préfentune trop petite portion des habitants duRoyaume, pour arrêter les progrès dela population : ce qui deviendrait vérita-blement dangereux, ce ferait la corrup-tion des mœurs dans les campagnes, lacrainte d’être pere, & l’abandon dénaturédes enfants dans ces lieux d’afyle, où lamort fait tant de ravages : ce fera peut-être un des maux de l’avenir, & l’on