des Finances de la France, z i f
yalets occafionne ; cet art recherché, oùla fubftance qui nourriroit plufieurs famil-les , fert à flatter un moment le goût d’unhomme blâle , & à lui valoir l’applaudiffe-ment de quelques convives ; tous ces rafi-nements enfin, de la mollefle ou de lagrande fortune, diflipent une portion desproductions de la terre, & nuifent à l’é-tendue de la population. Il eft difficile,fans doute, dans un grand État, de préve-nir les effets inléparables de l’inégalité desîicheffes; mais ainfi que je tâcherai de ledévelopper, en traitant féparément la ques-tion du luxe, c’eft fouvent l’adminiftrationelle-même, qui contribue à l’accroiflementde ces difparités.
Ce n’eft pas encore un des moindres in-convénients de la jaloufie des Souverains,& de l’excès de l’état militaire en temsde paix, que cette nombreufe cavalerie,dont l’entretien oblige à reflferrer les hom-mes fur un plus petit efpace de terre,pour en céder une partie aux animaux,
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