des Finances de la France, ivf
apperçoit déjà les indices d’un coupablerelâchement. Mais il ett un mal exiftant,dont on ne doit point fe diffnmler les lu-nettes effets „ c’ett la grande mifere du peu-ple des campagnes; & je dois faire ici uneobfervation d’une véritable importance. Qnvoit le nombre des naiffances furpaffer lenombre des morts, & l’on a lieu dettetranquille fur l’état de la population duRoyaume; mais il ne faut pas perdre devue, que cette population, félon qu’elle eftdifféremment compoiee* n’a pas la mêmeinfluence fur le bonheur & fur la force desÉtats.
Que dans un pavs , le plus grand nom-bre des habitants, jouiffent à peine d’unétroit néceffuire : entraînés, cependant, parles plaifirs -des feus, ils auront peut-être lemême nombre d’enfants que s’ils vivoientdans l’aifance ; mais après avoir fait quel-ques efforts pour les,élever, trop pauvrespour leur donner , ou une nourriture fuf-fifante, ou des lecours dans leurs maladies,