2i4 De l’Administration
en fe fiant à cette bienfail'ance féconde quiprend foin de i’efpece humaine, & qui lafait triompher des erreurs de l’adminiftra-tion & des iniquités politiques. Ainfl , lesguerres qui détruifent les hommes, le poidsdes impôts qui les décourage, les rigueursqui les éloignent, & Pindiftërence, qui dansdes tems malheureux, les livre à la mercides événements ; toutes ces circonfiances,fur lefquelles le Gouvernement influe im-médiatement, occafionnent dans la popu-lation, des diminutions plus ou moins fen-fibles, & il ne peut fuffire au Souverain quele tems, un jour les répare.
On doit obferver encore, qu’une fortede luxe arrêtera dans tous les tems, l’en-tier développement de la population : cesparcs , ces jardins fomptueux que le focde la charrue ne fillonnera plus : ce grandnombre de chevaux, deftinés à tranfportercommodément les riches , dans les lieuxoù leurs affaires & leurs plaifirs les appel-lent ; ces feux multipliés , qu’un faite de