core n’eft-ce jamais qu’infenfiblement; maisil èft tel droit de confommation qui échap-pe en partie à la réflexion : le prix d’unechofe , l’impôt qui s’y mêle, n’affêclent vé-ritablement qu’au moment où l’on veutacheter; le relie du tems cette idée s’éloi-gne, & la liberté qu’on a de régler & dediriger fes dépenfes félon fon gré, aide en-core à vous en diltraire. II n’en eft pas demême d’un prélèvement quelconque furles revenus ; non-feulement une telle pri-vation ne peut point être diffimulée, maisle fentiment s’en renouvelle à chaque inf-tant, parce que fans-celîe on a des defirs,on projette , on jouit en eipérance.
Et peut-être feroit-ce l’occalion d’obfer-ver ici, qu’il y a ce grand vice dans les abf-traêlions en économie politique ; c’elt queles effets de l’opinion & de l’imaginationn’y font jamais pris en confldération, &qu’on y voit encore du même oeil le pré-fent & l’avenir. On prend un Royaume enmalfe, & dans l’efpace vague des tems : lî